Mobilité
Le Parti démocrate-chrétien l’a dit et répété : il faut enterrer la hache de guerre. Plutôt que d’opposer les piétons aux voitures, il faut intégrer l’ensemble des modes de transport dans une politique équilibrée de la mobilité.
Conscient du rôle charnière qu’il peut jouer pour mettre fin à la logique du conflit et des blocages dans le domaine de la mobilité, le PDC s’engage à proposer et à soutenir toutes les solutions de compromis allant dans le sens d’une véritable complémentarité des modes de transport à Genève. Pour le PDC, la « complémentarité des modes de transport » n’est pas un vain mot ou un concept à géométrie variable : il va de soi que, dans notre Ville, l’écrasante majorité des habitants (en particulier les familles) est « multimodale » ; ceux-ci possèdent une voiture, utilisent les transports publics et pratiquent la mobilité douce. Les problèmes de mobilité ne doivent donc pas être résolus à coups de panneaux d’interdiction de circuler ou de stationner, mais grâce à des solutions équilibrées et pragmatiques, à l’exemple du projet de parking des "Clés-de-Rive" qui serait accompagné de la création d’une vaste zone piétonne. Construire des places de stationnement en sous-sol pour libérer l’espace en surface, voilà l’une des solutions préconisée par notre parti !
Le PDC s’est ainsi toujours engagé, et continuera à le faire, dans la recherche de solutions viables et équilibrées. Le groupe démocrate-chrétien en Ville de Genève a fait de nombreuses propositions pour promouvoir la mobilité douce de façon incitative et sortir enfin des blocages : par exemple celle de créer des zones piétonnes et de compenser en sous-sol les places supprimées en surface ou organiser des états généraux de la mobilité Des propositions qui vont toutes dans le sens d’un compromis pour répondre enfin au souhait de l’ensemble de la population genevoise : se réapproprier les espaces publics tout en trouvant une place appropriée à chaque mode de transport.
Autre problème qui devra être réglé, celui du trafic de transit qui perturbe certains quartiers, comme les Pâquis. Une partie non négligeable de la circulation qui gêne les Genevois est causée par la venue en ville de véhicules qui ne veulent pas s’y arrêter, mais seulement la traverser. Il est donc nécessaire de leur permettre de contourner la ville, tout en leur réservant un accès aux pénétrantes. Genève doit donc boucler son périphérique en se dotant d’une traversée du lac autoroutière.
En conclusion, envisager la piétonisation de certaines rues, oui, mais à condition d’avoir une vue d’ensemble de la mobilité. Le PDC y veillera, dans le but de ne pas pénaliser les entreprises et ses habitants.
CONSTATS
• il devient de plus en plus difficile de circuler dans notre ville ;
• les parkings en surface disparaissent progressivement sans compensation en sous-sol, faisant de nos citoyens des tiroirs-caisses à amendes sans leur proposer d’autres choix ;
• le nombre de deux-roues motorisés est en constante augmentation et leur stationnement devient de plus en plus problématique ,
• l’accès aux commerces du Centre Ville n’est plus garanti, d’où l’attractivité des grands centres situés en périphérie ou en France voisine. Résultat : le Centre Ville se meurt !,
• Genève est devenue un chantier permanent à cœur ouvert à cause de vingt années d’immobilisme ;
• les pistes cyclables se développent dans l’anarchie et la dangerosité de certaines de ces voies est un défi au bon sens.
NOS PROPOSITIONS POUR LA VILLE
• instaurer une véritable paix des transports en sortant de l’opposition stérile « pro-voitures » « pro-vélos » ;
• réaffirmer la complémentarité intelligente du transport et la liberté de mouvement ;
• assurer impérativement la fluidité du trafic pendant la durée des travaux Cornavin – Onex – Bernex (TCOB) et de la ligne Cornavin – Eaux – Vives – Annemasse (CEVA) ;
• soutenir la réalisation de la traversée du lac ;
• soutenir la construction de P+R aux frontières du canton ainsi que les transports publics d’accès au centre ;
• compléter l’inventaire des places de stationnement publiques par un inventaire des places de stationnement privées (en surface et en sous-sol) ;
• créer les parkings souterrains de compensation à la réalisation de zones piétonnes (agrandissement du parking sous-lacustre, Clés-de-Rive, P+R de Sécheron et dans les quartiers s’ils font défaut) ;
• doubler le nombre de places de parking pour les deux-roues motorisés
• créer des pistes cyclables, continues et sécurisées, en fonction d’un plan de mobilité cohérent.
MOBILITÉ : LIBÉRONS NOS ARTÈRES
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