Communiqué 28 septembre 2020 – Séance du Conseil municipal



Le PDC Ville de Genève entre en matière sur le budget 2021 du Conseil administratif et accepte son renvoi en commissions spécialisées

 

Le PDC Ville de Genève accepte l’entrée en matière de la proposition de budget 2021 du Conseil administratif. Il accepte également le renvoi en commission spécialisées de toutes les politiques publiques. Le budget prévoit un déficit de 49,3 millions de francs pour 1,2 milliard de francs de dépenses. Par 55 oui, 19 non et 0 absentions.

En pleine crise sanitaire liée au Covid, le PDC Ville de Genève a choisi la responsabilité. Malgré le déficit de 49,3 millions de francs, il a souhaité étudier en commissions les détails des dépenses de la Municipalité pour mieux les contenir. En restant sous la limite autorisée par la loi, l’Exécutif municipal s’épargne de devoir soumettre au Canton un plan de retour à l’équilibre.

Le PDC est, a priori, favorable avec l’approche anticyclique choisie par le Conseil administratif avec une politique d’investissement ambitieuse (CHF 180 millions) dans une période où le coût de l’emprunt est historiquement bas. Le patrimoine immobilier en a cruellement besoin.

Toutefois, il sera attentif à ce que cette politique d’investissement n’induise pas à terme des charges trop importantes pour la Ville. Les arbitrages du Conseil administratif seront aussi examinés avec soin.

Le PDC soutient la décision du Conseil administratif de mettre à contribution son personnel en suspendant les mécanismes salariaux. Les annuités, la progression du 13ème salaire et la prime d’ancienneté sont gelées. Il en résulte une économie conséquente de 7,5 millions de francs. Cet effort de solidarité est raisonnable d’autant plus qu’il ne lèse pas le pouvoir d’achat des fonctionnaires en l’absence d’inflation.

S’agissant du déficit, la commissaire aux finances, Alia Chaker Mangeat a émis des doutes sur les prévisions du Conseil administratif « Le Conseil administratif table sur un retour à la normal en 2021, ce qui est très optimiste pour ne pas dire peu réaliste».

Sur la prétendue maîtrise des charges d’abord, le PDC reste ainsi extrêmement attentif à l’évolution de la situation sanitaire. En l’état, le risque de voir des charges, non comptabilisées au budget, transformées en projets de délibérations urgentes du conseil administratif durant l’année 2021 est réel.

L’évaluation des impôts faite par le canton est aussi incertaine et semble optimiste. Le budget mise en effet sur une augmentation des impôts des personnes physiques.

Le PDC attend les ajustements du mois d’octobre.

En toute hypothèse, le PDC annonce d’ores et déjà qu’il s’opposera avec force à toute velléité d’augmenter le centime additionnel communal, un des plus élevé du canton.

« Mais à entendre la gauche défendre la relance économique par l’augmentation du pouvoir d’achat, je suis rassurée. Elle s’opposera certainement, à une augmentation d’impôt qui par définition va baisser le pouvoir d’achat de tous les genevois, et pas seulement des fonctionnaires » déclare Madame Alia Chaker Mangeat.

De son côté, Jean-Luc von Arx souligne « l’année paradoxale » à laquelle le Conseil municipal doit faire face. « Le Conseil administratif doit faire des arbitrages ». Le budget fait l’objet de toutes les attentions à droite comme à gauche et oblige les élus à travailler ensemble dans un contexte inédit à ce jour. « Nous sommes dans un exercice de budget de solidarité tourné vers l’avenir. Nous ferons de l’efficience dans tous les départements, le statut des fonctionnaires de la Ville de Genève se doit peut-être d’être révisé. La Ville a un devoir d’exemplarité».

Le PDC regrette aussi que le budget ne propose pas davantage de mesures en faveur de l’économie. Le PDC ne manquera pas de présenter des amendements dans ce sens.

De son côté le chef de groupe Alain de Kalbermatten regrette que le déficit atteigne 49,3 millions mais se réjouit de la somme couperet qui aurait entraîné l’intervention de l’Etat n’ait pas été dépassée. Il indique que l’exécutif devra présenter un train de mesures pour arriver à l’équilibre à la fin de la législature. L’élu salue néanmoins les efforts de la part du Conseil administratif.