Communiqué 7 octobre 2020 – Séance du Conseil municipal



Le PDC Ville de Genève donne son feu vert pour la Cité de la Musique, la maintenance de la Plage des Eaux-Vives et soutient les Arméniens du Haut-Karabagh.

Le PDC Ville de Genève accepte le projet de PLQ de la Cité de la Musique. La section a également donné son accord en faveur d’une servitude d’usage public sur la parcelle de la Plage des Eaux-Vives. Enfin, les conseillers municipaux démocrates-chrétiens soutiennent les Arméniens dans le contexte des combats meurtriers prenant place dans la région du Haut-Karabagh.

Cité de la Musique

Le projet de PLQ «Cité de la musique» (PR-1395 A), modification de limites de zone située au Petit-Saconnex et constitution de servitudes de passage a été plébiscité par le PDC Ville de Genève (41 oui, 0 abstention et 29 non). La Fondation pour la Cité de la Musique de Genève (FCMG) a initié un projet d’équipement culturel, destiné principalement à la musique et à deux acteurs, l’Orchestre de la Suisse romande (OSR) et la Haute école de musique (HEM). L’objectif est de réunir formation, répétitions, administration et concerts dans un même édifice, à l’ouest de la place des Nations en 2023. Le projet proposé prévoit deux pôles : d’un côté le bâtiment, le long de la route de Ferney (école et salles de concerts) et, de l’autre, un parc public bordant l’avenue de la Paix. L’édifice présente deux voiles soulignant les deux axes du programme et comporte une façade rideau rythmée de poteaux, une référence aux arbres voisins.

« Les frais de construction sont entièrement financés par un privé. » note le commissaire PDC à l’aménagement Luc Zimmermann. « Le parc, en l’état est inutilisé. La maison des Feuillantines ne présente pas un intérêt architectural particulier. Je pense que nous nous devons d’avoir un centre musical d’envergure sur la Rive droite : ses habitants méritent un tel projet qui allie musique et éducation musicale. Enfin, tous les frais sont pris en charge par le Canton hormis ceux afférents à l’entretien du parc.»

Plage des Eaux-Vives

C’est un grand oui pour entretenir la plage des Eaux-Vives. Le texte « Constitution en faveur de la Ville de Genève d’une servitude d’usage public sur la parcelle du domaine public cantonal N° 2939 formalisant la gestion et la maintenance de la plage » (PR-1363 A) a été voté le 6 octobre par 66 oui, 0 abstention et 7 non. Pour autant que le Grand conseil vote la constitution d’une servitude d’usage public en faveur de la Ville de Genève, celle-ci devra ainsi participer aux frais d’entretien de ce lieu qui a rencontré son public, à hauteur de CHF 920’000.- par an selon les estimations.

L’élu PDC Jean-Luc von Arx s’est largement exprimé lors de la séance plénière : « la plage est un projet citoyen pour les citoyens. C’est également un projet qui était voulu par toutes les autorités politiques. Tous les travaux d’aménagements ont été faits en collaboration entre la Ville de Genève et le Canton et ce, dès le début. Il est donc de bon usage de voter ce texte afin de consolider ce beau projet ».

Arménie

Le PDC Ville de Genève a accepté une résolution déposée le 2 octobre 2020 s’intitulant « Les Arméniens du Haut-Karabagh ont le droit à la vie et à l’autodétermination ». Dans un contexte de conflit extrêmement violent, la population du Haut-Karabagh est menacée dans son existence même. Le texte vise à présenter un geste de solidarité symbolique aux Arméniens car selon les signataires, Genève occupe une place particulière au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations Unis. La résolution demande précisément la cessation immédiate des hostilités et appelle au respect du droit international humanitaire.

« Le PDC a une longue tradition politique avec les Arméniens de Genève. Nos prédécesseurs Jean-Luc Vaudroz et Jean-Philippe Maître ont fait un immense travail pour reconnaître le génocide arménien. Il est tout à fait normal qu’en ces moments difficiles, nous soyons aux côtés de nos frères Arméniens». Ainsi, la Ville de Genève lutte pour la justice, la démocratie et pour le droit d’exister de la population menacée du Haut-Karabagh. Le vote de cette résolution intervient 105 ans après le génocide arménien qui a fait près de 1.5 millions de morts.