Communiqué 30 mars 2021 – Séance du Conseil municipal



Des baignades sur le quai Wilson, rénovation à la Place de la Taconnerie et de nouveaux aménagements entre Cologny, l’économie d’énergie sur le parc immobilier et un renouveau des Eaux-Vives ont été validés par le groupe démocrate-chrétien de la Ville de Genève.
C’est une belle avancée pour la qualité de vie des Genevoises et des Genevois lors du Conseil municipal de la Ville de Genève durant la dernière séance plénière. Le groupe PDC a largement défendu le projet d’équiper le quai Wilson pour les baignades durant les vacances scolaires estivales. Le bâtiment du 6, Place de la Taconnerie, se refait une beauté. L’économie d’énergie sur le parc immobilier et une nouvelle zone de vie sera créée entre Cologny et les Eaux-Vives.
A l’Eau Wilson
Il y avait du pain sur la planche au Conseil municipal de la Ville de Genève lors des séances des 29 et 30 mars 2021. Le groupe démocrate-chrétien a défendu plusieurs améliorations pour les Genevoises et les Genevois.
Tout d’abord, sous forme de pétition (P-426), plus de 400 signataires ont demandé aux autorités de l’État de Genève et de la Ville de Genève d’équiper le quai Wilson d’installations provisoires pour faciliter la baignade (échelles) et la détente (bancs). Elle revient sur la notion de « provisoire » car les autorités envisagent des aménagements définitifs pour le secteur ; ce genre de démarches prend du temps, au minimum cinq ans, ce qui explique la raison de cette proposition de solutions provisoires. La rive droite est directement concernée car c’est la rive qui dispose du moins d’infrastructures et de peu d’accès à l’eau. « Après le succès de la Plage des Eaux-Vives, il est important que, sur la rive droite, nous puissions aussi avoir un accès à l’eau dès l’été 2021. Nous pouvons créer un objet harmonieux et peu onéreux pour l’ensemble de la population qui a besoin d’aller vers son lac. Je tiens à remercier toutes les associations qui ont participé au succès de cette pétition » note le chef de groupe PDC Alain de Kalbermatten.
Le 6, Place de la Taconnerie, bientôt rénové
Ce bâtiment, une merveille de patrimoine bâti en Ville de Genève mais malheureusement vétuste, doit subir des travaux. Le groupe PDC a défendu le fait que, certes il fallait rénover mais il fallait également que la Ville y trouve son compte (la PR-1425 prévoyait la rénovation de 6 logements de 40m2 pour CHF 3 millions d’investissements (13’000 francs le m2). Ce n’est pas aux habitant·e·s de subventionner ce type de logements sociaux à perte sur le long terme. Aussi, le PDC, notamment, a soumis un amendement prévoyant que le bien immobilier, une fois rénové, serait soumis au régime des loyers libres, ce afin de permettre une opération neutre pour la Ville. A cet effet, Alain de Kalbermatten, chef de groupe, a souligné ce qui suit : « c’est un objet qui est en déshérence depuis plus de 20 ans mais le PDC veut avoir un discours pragmatique et réaliste sur cet enjeu. Cette somme est nécessaire mais exagérée si nous prenons en considération les comptes de la Ville. Nous ne pouvons plus nous le permettre. Les loyers actuels sont de CHF 300 et 400 par mois : c’est bas pour la situation géographique de l’immeuble concerné. La droite élargie a obtenu la garantie d’un loyer libre qui se situerait aux alentours de CHF 1’500 par mois ». Malgré cet argumentaire, la majorité du Conseil municipal a refusé l’amendement et a accepté la PR-1425 telle quelle par 59 oui et 14 abstentions (PR-1425), à savoir que les logements, une fois rénovés, seront subventionnés.
Économie d’énergie sur le patrimoine bâti
«Luttons contre le déficit en entretien des immeubles de la Ville de Genève» (motion 1292) a eu un vif succès avec une belle unanimité. Elle répond à un phénomène de société et le groupe municipal PDC a été visionnaire, et ce, en 2017 déjà. Le PDC avait rappelé que la Ville est souvent critiquée parce qu’elle n’entretient pas ses bâtiments. L’exécutif argue souvent du manque d’argent ou des limites du budget voté par le Conseil municipal pour ne pas rénover davantage de bâtiments. Or il existe des sources cantonales et fédérales auxquelles la Ville pourrait recourir. Elle mentionne notamment le fonds LUP (logements d’utilité publique), qui impose comme condition que le Canton exerce un contrôle propre sur les taux d’effort et d’occupation. Les bonus à la rénovation compris dans la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (LDTR) et le bonus énergétique compris dans la loi sur l’énergie (LEn). La motion incitera le Conseil administratif à en examiner les modalités pour limiter la dette cachée que constitue un parc immobilier vétuste. Et Alain de Kalbermatten d’ajouter : « Le PDC a toujours été consterné par le manque de moyens pour la rénovation des bâtiments. Tout immeuble est une dette cachée et pour une collectivité, c’est un coût. Nous ne pouvons pas prendre de retard. Notre patrimoine sert aussi à lever des fonds pour créer d’autres infrastructures ».
Il est attendu du Conseil administratif un rapport d’investissement pour fin septembre.
Nouveaux espaces entre Cologny et les Eaux-Vives
Deux délibérations (PR-1423) ont été votées à l’unanimité pour un espace de vie plus pratique. Aux fins du développement du quartier de la Gare-des-Eaux-Vives et d’une nouvelle ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) devant desservir les communaux d’Ambilly, Cologny et la Ville de Genève se sont échangées des parcelles sises sur le plateau de Frontenex permettant à Cologny d’obtenir le foncier nécessaire au développement de la nouvelle ligne de BHNS et à la Ville de Genève d’obtenir, en échange, le foncier pour développer un nouveau parc public. Les aménagements seront également de nature à améliorer la sécurité des piétons et des pistes cyclables de la Voie Verte notamment. Le conseiller municipal Luc Zimmermann, rapporteur, a ajouté : « Tous les entretiens des aménagements seront gérés par les propriétaires privé·e·s ».
Enfin, tout le groupe municipal PDC Ville de Genève s’associe pour vous souhaiter de joyeuses Fêtes de Pâques. Les beaux jours arrivent et, nous l’espérons, la reprise des activités durement touchées par la crise sanitaire. Restons positifs quant à l’avenir.